les projets

Les Chemins de l’histoire Le Parking du Castellas        

Les Chemins de l’histoire

retour au haut de la page


Le Parking du Castellas

Aménagement du parking de dissuasion du Barry, à Montpeyroux

Contribution de l’association Rebourdélis

Le conseil général de l’Hérault a acquis des terrains situés en bas du hameau du Barry sur le chemin qui va du Barry au puits du Drac. Ces terrains, à l’origine, ont été prévus pour réaliser un parking de dissuasion à destination des visiteurs qui souhaiteraient utiliser des itinéraires pédestres vers le Catellas et le massif de la Séranne.
Le positionnement de ce parking a le double avantage d’être situé en aval direct du château du Castellas et de Pioch Canis, et d’éviter un impact lourd sur le paysage, par une accumulation de véhicules à l’entrée du Barry.

Depuis la réalisation du Plan d’Occupation de Sols en 1983, une protection très forte a été mise en place pour protéger à la fois la qualité architecturale du hameau du Barry, en évitant tout mitage par des constructions pavillonnaires à sa périphérie, et le site collinaire exceptionnel que constitue l’ensemble « Le Barry dans un écrin de vignes – Le Castellas dans un écrin de garrigue - La Séranne et les chemins de Piedmont du Larzac ».

Cette protection a abouti, vingt-cinq ans après, par ce gel des constructions, à constituer un des rares hameaux qui n’a pas été défiguré par un habitat individuel diffus.

Dans ces conditions, la qualité du traitement paysager du parking qui sera créé est essentielle. En effet, il s’agit que cet aménagement soit à la hauteur de la qualité du site. Et donc de faire en sorte que le parking « disparaisse » dans le paysage en le traitant SIMPLEMENT, avec des revêtements non étanches de type tout venant ocres, calades de pierres, et surtout en le plantant de manière dense. On utiliserait des végétaux méditerranéens bas, associés à des murets ou bordures en pierres du site, qui marqueraient les emplacements de véhicules. De plus, des arbres de haute futaie, résistants, de type micocouliers, chênes verts, tamaris, pins divers, cyprès, etc… permettraient de créer une ombre permanente, qui protègerait les véhicules et les cacherait.

Le nouveau paysage créé serait ainsi perçu, d’un œil lointain, comme un boisement isolé de plus dans un paysage agreste. Le traitement serait, de plus, économe, dans le sens où il ne ferait pas appel à des techniques élaborées et, ne comporterait pas de création d’ouvrages pluviaux conséquents (dans la mesure où les sols seraient absorbants).

Enfin, la signalétique du parking devrait être particulièrement soignée, dans le même esprit de simplicité et d’efficacité, de manière à laisser le plus possible à l’écart, dans leur tranquillité, les habitants du Barry.

Il ne s’agit pas de mettre en avant ou en évidence un parking, mais au contraire, de l’intégrer à l’environnement naturel.

Le 15 mars 2008

L’association Rebourdélis

Contribution à Rebourdélis de Jean-Michel Ferry, architecte, urbaniste